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Les temps changent et la mecque de l’ex-modèle-agricole-breton-productiviste inspire un bon supplément à Ouest-France : PAYSANS DE L’OUEST le blog de la rédaction de OF.
C’est déjà tout un programme, il fut un temps où le mot PAYSAN était très mal vu. Le thème : NORD-SUD ET SI ON S’ENTENDAIT ?
Je ne suis pas d’accord sur toutes les analyses et les annonceurs sont loin d’être innocents : « Camis, premier herbicide maïs, pré-actif », « Agri-confiance » avec l’union des chimiquiers, « Pfizer, l’antibiothérapie raisonnée pour les animaux ».
Mais il faut reconnaître que le tout est bien ficelé, étayé, sur les pratiques de dumpings, les aides à l’agriculture, la souveraineté alimentaire et bien-sûr les affres de la monoculture du soja au Brésil. Il y a le circuit du «melon de Provence payé 50 ct d’euros au producteur et 3,50 le kg sur l’étal des grandes surfaces », “Les bénéfices de Nestlé, Sara Lee, Procter & Gamble”, « les producteurs du Nord qui stagnent ou s’affaissent », ceux du « Sud qui dépendent des matières premières et s’appauvrissent ». La question de la destruction des forêts primaires et de notre consommation de teck est posée même si le début de réponse est pour moi très mauvais (teck génétiquement modifié), les femmes sont présentes comme actrices économiques. Un article traite des teikei – vente directe de produits fermiers au Japon comme nos AMAP Association pour le maintien de l’agriculture paysanne.
Ce supplément est une excellente surprise !
« Où finit le Nord, où commence le Sud ? ».
Il ne faut pas caricaturer la situation des paysans des pays émergents et Pierre Pinson, Xavier Bonnardel et Jacques Gallot ne le font pas. Redire que c’est au Sud que les paysans souffrent de la faim mais il n’y a pas les bons du Sud et les méchants du Nord. Exemple : au Brésil, le sort des paysans est très difficile. Pour sortir le pays de la dette, Lula a lancé à fond son pays gigantesque dans l’agriculture et l’élevage d’exportation (soja, canne, poulet…) et à fond dans la production énergétique (grands barrages qui privent aussi, par milliers, les paysans de leur terre). Cette agriculture d’exportation se fait souvent au détriment de l’agronomie et de la biodiversité, toujours de la souveraineté alimentaire et c’est source de dumping en Afrique !
Mais d’un autre côté, Lula a une conscience environnementale très forte, une conscience vitale de la forêt amazonienne et de la biodiversité comme la plupart des brésiliens. Sa conscience, c’est Marina Silva, Ministre de l’environnement, sa mission est impossible.Conférence internationale sur la biodiversité à Curitiba /prix de Via campesina
2 commentaires jusqu'à présent
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Je partage tout a fait ton intéret pour ce supplément SPACE . La “Mecque” de l’élevage Breton .
Comment par jacques 13 septembre 2006 @ 0De tès bons articles encadrés par des publicités du milieu de l’agriculture industrielle . Assez paradoxal … Par contre pas de propositions pour que ca change en Bretagne .
M’autorises-tu à mettre un lien pour ton blog sur le mien ?
Comment par Dominique Voynet 16 septembre 2006 @ 0Bises. Dom