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Après avoir étudié les Arapesh et les Mundugumor, Margaret se met en quête d’un troisième peuple : les Chambouli. Ils sont à peu près cinq cents dans les années 30 et habitent trois hameaux au pied des Monts Chambouli, au bord d’un grand lac.
Pour l’ethnologue américaine, la pax britanica a donné un nouvel élan à la civilisation Chambouli avec l’arrêt des razzias et des guerres entre peuples du Sépik.
“les rives des lacs résonnent des coups de haches. Il n’est pas un homme qu’on ne trouve occupé à décorer un étui à chaux, ou à transformer un os de casoar en perroquet ou en calao.”
“Leurs cases cérémonielles se dressent sur de hauts pilotis, telles des échassiers, le long de la rive bourbeuse du lac.”
Le site est marqué par de multiples sentiers qui relient les maisons des femmes, les maisons de cérémonies des hommes aux lieux de pêches et aux pirogues. Les jours de marchés, les hommes partent loin dans les pirogues pour échanger du poisson pêché par les femmes, des grands sacs moustiquaires tressés (toujours par les femmes), contre du sagou et de la canne à sucre. La nourriture est en général abondante. Les monnaies sont des coquilles d’escargots de couleur verte, meulées et enjolivées pour devenir uniques, animées (dotées d’une âme) et précieuses.
Chez les Chambouli, Margaret constate chez les femmes et les hommes “des rôles très contrastés”. Les femmes sont les partenaires dominants - ce qui n’est pas pour lui déplaire (?) et travaillent en groupe; “les hommes sont émotifs “et assument les cérémonies. Chaque homme a conscience de son rôle social personnel; danse, sculpte, peint et”se froisse pour peu de choses”. Les fêtes, les danses masquées, les initiations, les scarifications sont des moments essentiels où les hommes rivalisent dans l’étalage des fastueuses parures de plumes de casoar et des capuchons brodés de coquillages.
Moeurs et sexualité en Océanie, Terre Humaine, se poursuit avec L’adolescence à Samoa. La lecture des récits de Margaret Mead est passionnante; pensée très moderne, à l’affut de ”La plasticité de la nature humaine” et des mystères qui font qu”un nouveau-né peut devenir un paisible Arapesh ou un brutal Mundugumor” avec des pages émouvantes sur le statut des ”‘inadaptés”. A vous de lire !
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Enfin les commentaires fonctionnent !!!
Comment par vio 30 décembre 2007 @ 0