Adjointe au Maire jusqu’en 2004
puis Conseillère municipale chargée de l’écologie urbaine puis de l’écocitoyenneté 20/10/07
Second mandat municipal dans la suite du 1er mandat de 95 à 2001 consacré à la restauration de l’espaces publics, en particulier espaces verts et jardins de proximité en liaison directe avec le service des Jardins de Rennes, pour des réalisations très concrètes ( 2 575 arbres protégés, Autre article sur les arbres protégés, cahier des espaces et des mobiliers publics rennais )…
En 2000, je contractualise avec le Ministère de Dominique Voynet ( Ministère de l’environnement et de l’aménagement du territoire) une Charte pour l’Environnement de Rennes (initiée par Dominique Boulllier. C’est principalement sur l’application de cette charte qu’a porté le mandat ainsi que l’installation et le développement de l’écocentre de la Taupinais.
Actions menées – La Charte pour l’environnement de Rennes  (voir budget1.pdf )
Philosophie de la Charte : réaliser en 5 ans le maximum d’actions urgentes pour l’environnement et le bien-être des habitants sur le bruit, l’eau, les déchets, le cadre de vie, la participation des habitants, l’éducation à l’environnement..Elle a été un puissant levier pour la politique de l’environnement rennaise.
-
Création d’un service de l’environnement à Rennes, suivi mensuel Ecologie urbaine.
-
Dispositif de soutien contractualisé et sécurisé aux principales associations de l’environnement rennaises pendant 5 ans. 5 associations sont coordinatrices de la Charte au même titre que les services municipaux, du jamais vu !
-
Feuille de route non priorisée mais claire, budgétée pour les services municipaux qui y trouvent une armature pour faire (des places de quartier, des plantations d’arbres, des murs anti-bruits, des concerts pour prévenir la surdité des jeunes, des livrets de médiations habitants, une étude socio-économique sur l’intérêt de l’agriculture durable, les citernes à eau, la prévention des déchets, (voir annexe et CD mission environnement….)
-
Met en évidence l’usure et l’absence de structuration de collectifs d’habitants au niveau communal et communautaire sur l’urbanisme et l’environnement (fin de l’OSCR, conseils de quartier, usure des bénévoles…). En 2002, après l’évaluation des avancées de la Charte à travers un travail de Forum-Théâtre, je n’ai plus d’interlocuteurs collectifs, ni de contre-pouvoir. Récent : ces contre-pouvoirs se reconstituent à travers Colias, même si NIMBY parmi eux, c’est du collectif en germe.
-
L’absence de formation au développement durable des agents municipaux (définition et applications «métier»).
-
La Charte, c’est un peu l’auberge espagnole, beaucoup d’actions menées, sans référentiel politique affirmé (Le Maire affirme régulièrement aux services qu’il est opposé à cette charte !). L’évaluation globale est réalisée en 2006, sans aucune information (pas de lien sur le site) ni conférence de presse. De l’avis de tous, c’était un outil très utile ! (des CD d’évaluation sont à disposition).
II – L’écocentre de la Taupinais (le site de l’écocentre)
Rendons à César ce qui est à César, c’est encore Dominique Boullier qui avait creusé l’idée d’une sorte de ferme des 5 sens pour les Rennais. Ce n’est pas exactement ce qui s’est réalisé puisque l’Ecocentre n’est pas une ferme du tout, même si les animaux facilitent une approche sensible du développement durable.
La philosophie : faire, mettre les mains à la pâte dans le développement durable, pour les enfants mais surtout en continuité avec les adultes. Le lieu est une ex-ferme située sur la Prévalaye.
4 permanents pour coordonner des projets d’éducation à l’environnement ou au développement durable en relation avec le site (eau, paysage, histoire, proximité urbaine…)
Le contenant (bâtiment principal, nouveau bâtiment du gardien et grange en restauration actuellement pour des salles supplémentaires est à l’image du contenu. Il présente une grande palette de techniques de maitrise de l’énergie, de protection de l’eau, d’écomatériaux…
Ce qui marche
L’ancrage au site et aux quartiers. La sensibilisation des agents municipaux et communautaires qui participent à des journées d’échanges au développement durable pour les quartiers, pour les jeunes. La formation des animateurs, la diversification des propositions aux enfants des CLSH, les projets des scolaires sur l’eau, le jardinage … les écologestes. L’ouverture aux adultes pour le travail sur le compost, par exemple.
Ce qui manque
Davantage de propositions vis à vis des adultes et des ados. De la créativité, de l’expérimentation. Le site internet très visité par les enseignants et les animateurs reste très «environnementaliste» et «scolaire».
L’écocentre est un superbe outil à faire évoluer. (voir annexes et le lien avec l’écocentre)
II – La question de la gestion de l’eau en régie
C’est un beau travail politique avec les syndicats, les associations et les partis auquel j’ai pris largement ma part.Travail très visible, mobilisateur pour le groupe des élus verts (il y a eu un thème mobilisateur !) mais n’ayant pas débouché sur une régie municipale de l’eau. Nous avons incontestablement, grâce à notre ténacité, une meilleure connaissance des réseaux (canalisations et branchements) et un rattrapage des « provisions pour renouvellement» avancées par les redevances des usagers.
III – Dossiers divers
-
A ma connaissance les divers jardins collectifs créés avec et pour les habitants (Binquenais, Blosne, Villejean, Maurepas, Sarah Bernard) continuent d’être fréquentés et bêchés. 0 phyto se poursuit avec détermination. Les réhabilitations d’espaces verts publics en jardins publics se poursuivent. L’appropriation par les habitants de petits coins de trottoirs pour végétaliser les murs s’est essouflée.
-
Le dossier des serres municipales : exemplaires sur le plan de l’ergonomie, du recyclage de l’eau, de l’utilisation des insectes auxiliaires pour protéger les plantes, du chauffage bois …)
-
Soutien collectif à la création de l’Archipel et à la semaine de la bio de la MJC La paillette/Maison St Cyr.
EN CONCLUSION
Verre à moitié vide : manque de visibilité qui tient autant à la défaillance de l’action collective des Verts qu’à l’absence de terrain politique négocié/accepté par le Maire et son premier cercle.
Le verre à moitié plein : beaucoup d’actions nécessaires ont bénéficié d’un budget et d’une ingénierie grâce à la Charte pour l’environnement.
La deuxième phase de travaux de l’Ecocentre est en cours et l’objet d’un chantier sur l’écoconstruction, c’est un bel outil pour le prochain mandat qu’il conviendra de réactualiser.
Je suis a peu près sûre que ni la Charte, ni l’écocentre n’auraient vu le jour sans mon action (ou l’action d’un-e Vert-e bien tenace) dans la majorité municipale.
![Recueil des nouvelles cosmo Breizh cosmos[sse]](http://img252.imageshack.us/img252/2082/demielunetteos5.jpg)






